L’arrondissement de Nyons a été l’une des principales destinations des habitants du Var, évacués par crainte des bombardements des ports méditerranéens.
Plus de 1 000 personnes sont arrivées par convoi entre décembre 1943 et mai 1944. Si, à la sortie de la guerre, certains réfugiés préfèrent rentrer par leurs propres moyens, des opérations de rapatriement par voie ferroviaire sont organisées pendant toute l’année 1945.
Les Alsaciens-Lorrains, population « francophile » d’un territoire annexé par les Allemands, ont été expulsés vers Lyon dès juillet 1940.
Un grand nombre a trouvé refuge dans la Drôme : un millier à Romans, une centaine à Crest et dans le Diois, ainsi que tout un village lorrain à Saint-Vallier et Saint-Uze.
En tout, plus de 4 000 personnes qui restent jusqu’au printemps 1945, nouant pour certaines des liens très forts avec les Drômois.
Attestation de sinistre délivrée par le sous-préfet de Die à Mademoiselle Bereni, évacuée du Var, 20 février 1945.
Une « double peine » pour cette Varoise qui pensait trouver un refuge sûr dans le Vercors.
© AD Drôme


Les Allobroges, 14 avril 1945.
Le rapatriement des réfugiés du Var.
© AD Drôme

Les Allobroges, 14 mars 1945.
© AD Drôme

Demande de placement des enfants Anne-Marie et Jacques Béranger, réfugiés de Toulon à Valence, 1943.
© Archives de Valence Romans Agglo, site de Valence
Habitants de Die et Lorrains sont unis lors de la fête organisée pour le retour au pays des exilés. Un témoignage parmi tant d’autres des amitiés qui se sont créées entre Drômois et Mosellans.

Des Mosellans du village de Silly-sur-Nied réfugiés à Rémuzat pendant la guerre, s.d.
